Extrait des : Carnets de bord du ROI-SOLEIL
voilier/école

Le Roi-Soleil

 

École de voile Louis Charbonneau

Les carnets de bord du Roi-Soleil

Le Saint-Laurent avant la voie maritime


1953, trophée au lac Ontario, l'équipage du voilier "Le Cygne"
Louis à genou devant, Bernard Ranger, propriétaire du voilier, 3e de la gauche, Pierre Généreux, le dernier à droite, les noms des autres m'échappent.


J'étais la mascotte du groupe, peut-être parce que bien jeune,... Mais bon équipier, mes premières bières, mes premières blondes, …
Le voyage pour monter au lac Ontario, des dizaines et des dizaines d'écluses, … C'était avant la construction du canal maritime (La voie maritime du Saint-Laurent). Un soir, dans un vieux canal d'évitement, on cherchait un ponton … On avançait, je me tenais aux haubans, je décidai, je ne me souviens plus trop pourquoi, d'aller modérer le moteur, je lâchai les haubans … À l'instant même, nous frappions un fil à haute tension, le hauban a fondu au point de contact et est tombé sur le pont … Je ne pourrais pas vous conter cette histoire, si … Nous l'avons remplacé, nous avons fait la course sur le lac Ontario …Mais un autre avait été affaibli, il tomba en pleine course, je me souviens que nous avions réussi à continuer, un filin de fortune, et nous avions gagné la course. Je me rappelle
des paris que je faisais sur ma résistance au mal de mer : rester sous le pont à l'avant par fortes houles sur le grand lac … Je les gagnais tout le temps.

L'année suivante ...

Voile St-Laurent années 50

Voilier Atlast
Aventure vers les Grands-Lacs (Amérique du Nord)
photo Louis Charbonneau 1954

 

L'année suivante, même voyage sur les grands lacs voilier de ± 22 pieds … Notre retour : à l'époque, il y avait probablement près de cinquante écluses ±. Nous avions le loisir, petits et gros bateaux, de sauter certaines écluses, c'était courant le long d'un canal, probablement celui du Long Sault (Les historiens ne s'entendent pas sur le lieu de la bataille du Long Sault. Elle aurait pu avoir lieu sur l'Outaouais). Il y en avait un, beaucoup moins long, sans profondeurs suffisantes pour les bateaux de marchandises, que nous avions décidé de sauter. Tout se passa super bien, nous avions réussi ce défi et nous en étions fiers. Rendus au Long Sault (si c'est le bon nom), nous nous sommes engagés dans cette nouvelle aventure. Le courant pouvait probablement dépasser 15 nœuds, il y avait au moins dix mille marins à descendre, je connaissais le parcours, je l'avais déjà fait. Nous étions très fiers de nous y lancer. Le courant nous emporta, c'était la fête (J'avais 16 ans). Des mains s'agitaient à l'entrée du canal, ils saluaient notre courage,… On s'empressa de leur rendre la pareil, on était si fier … Hésitation, il y avait quelque chose qui clochait, les gens insistaient beaucoup, à l'époque, pas de VHS … On se regarda, on se consulta,,,, La décision fut prise, il fallait rebrousser chemin, le courant devait avoir 8 ou 9 nœuds, le bateau n'en faisait que 6 …Vite vers la côte, à l'abri d'une pointe, le courant moins fort, … Et un élan vers l'autre côté de la rive, une autre pointe, … De peine et de misère nous avons réussi à remonter et à s'enfiler dans le canal. Les gens courraient sur le quai pour prendre nos amarres : "Ouf ! Il y a un cargo plus bas, il est échoué, un grand câble d'acier en travers du fleuve, …". Comme nous avions sauté la première écluse, on ne pouvait pas savoir …

J'ai retrouvé sur la photo le prénom du skipper et l'année de la virée : Henry, 1954. Son père était propriétaire du bateau, ... Aucun vestige de l'autre copain. J'étais redescendu à Montréal sur le pouce à partir de Kingston, Ont. pour le mariage de mon frère. Je les ai retrouvés au même endroit, trois jours plus tard ... Ils étaient à peine plus vieux que moi ...

Deux ans avant …

Deux ans avant, j'avais accompagné un ami de mon père pour une partie de son voyage, destination, le lac Ontario : un moussaillon de passage. Il y avait une écluse juste en bas de Cornwall, le courant ne dépassait guerre 8 ou 9 nœuds. Nous remontions le lac St-François, vent de nord, fort, belle allure, la nuit tomba et nous décidâmes de continuer, … C'était merveilleux, il n'y avait rien pour nous arrêter, si bien que dans cette nuit pas trop claire, vent arrière, sans s'en rendre compte nous avions remonté le rapide …

Beaucoup de petites aventures. J'ai malheureusement perdu les cartes que nous utilisions à cette époque, avant le canal maritime d'aujourd'hui. Que j'aimerais revoir ce parcours. Il y a quelques années, je suis retourné dans cette région inondée par les travaux de canalisation, il reste une seule des nombreuses écluses, elle est dans un parc provincial de l'Ontario. Tout le reste (voir lien) est sous l'eau, perdu, comme plusieurs de mes souvenirs. Dommage..

Lien barrage

Passagers sur le Rapids Prince à l'approche des rapides des Cèdres 9. Entre le lac Saint-François et le lac Saint-Louis. à l'époque, on prennait grand plaisir à sauter les rapides. Avec la construction de la centrale de Beauharnois, ce n'est plus possible.

Excursion sur le Saint-Laurent
Carte postale provenant du site de monsieur Doug Grand,
Dans le coin supérieur gauche, on aperçoit la centrale hydroélectrique «Les Cèdres» construite en 1915. Propriétée d'Hydro-Québec, la centrale en toujours en fonction.
© Musée régional de Vaudreuil-Soulanges, 2011

Les saute-moutons

Le vapeur «Prescott» Musée McCord dans les rapides de Lachine

Plaisirs de WE

Sensations  fortes de WE
Archives nationales du Canada

Années 30

L’embarquement en haut des rapides

Au 19e et moitié du 20e siècle, de nombreuses écluses entre Montréal et le lac Ontario

Avant le canal de Soulanges, le canal de Beauharnois qui menait au lac Saint-François était sur la rive droite

Canal Beauharnois Valleyfield

Le Saint-Laurent entre le lac Saint-Louis et le lac Saint-François. Le canal Soulanges, le canal de Beauharnois/Valleyfield. Voir vignettes sur La navigation au 19e et 20e siècle Nombreux renseignements

Vieux canal à Val

Vieux canal à Valeyfield

Écluse en amont de Beauharnois (sur la rive droite du Saint-Laurent)

Accès aux grands lac d'amérique du Nord

Le Profil actuel : moins d'écluses : seulement 7 écluses de Montréal au lac Ontario ...

Louis Charbonneau
Le Roi-Soleil
La vile les deux pieds sur le pont

Ma première arrivée au lac Champlain
Soirée bien arrosée
La_semaine_débute_bien
Coup de chien
La baie Madonaugh, le train
La flotille
Le décès de ma mère
L'eau est trop basse pour naviguer
:
Le dernier voyage du Capitaine Némo
Le décès de mon père. Endimanchés, l'air triste, nous marchons sur le quai du Royal St-Lawrence Y.C. vers les 3 bateaux: le Capitaine Némo, La Déferlante et le Beaver; ils sont prêts pour un petit voyage bien spécial...
Enfin à bord de mon voilier

La mort rôde autour
Joée et le poêle à l’alcool
Joée est quand même revenue… pour une mise à cape
Parmi les premières armes du Roi-Soleil: le Saint-Laurent, le lac Ontario
Virée en Atlantique, les ouragans
Pignoches à la rescousse d’une épaveépa
Une virée des Baléares aux Canaries.
Les rêves de départ pour le sud sont quelques fois reportés
WE très spécial : concert à Bluff Point

La saison est terminée,
mais... Des histoires de capitaine
pour agrémenter les soirées d'hiver
©

Les carnets de bord du Roi-Soleil

 



 © École de voile Louis Charbonneau | -- |Inscription | -- | la Voile, la revue électronique |