Ma toute dernière sortie de cours de voile, une expérience …
Mon dernier tour de piste : il a mal tourné…

........ Mais, j’ai su relever le défi
!

Ce récit fait partie de mon autobiographie en devenir lien

Mercredi, le 22 janvier 2020, j'ai réussi à skier comme je skiais avant. J'étais avec Paulette, ma copine de ski. Elle était impressionnée de ma performance: 7 à 8 sorties pour faire disparaitre la crainte qui m’habitait ...
...................................................................................................Fin de cette histoire

J'ai enfin relevé mon défi / celui de skier avant Noël.

Samedi, le 7 décembre 2019, mon fils m'a accompagné à Bromont

I.............................................................. ....................... Enfin je suis allé skier le 07 décembre
Mon fils Stéphane.,,, Heureux qu’il ait bien voulu m’orienter.
Une certaine inquiétude…  Mon dernier tour de piste "sortie de voile", le premier WE de juin m’avait bien massacré: difficulté à mouvoir mes muscles en haut de la ceinture …(Il serait intéressant que vous lisiez ce récit à partir de la fin de l'article pour comprendre pourqoi je suis si fier de moi ) Je m’étais juré que je chausserais mes skis en début de saison ...
Six mois de physiothérapie …

Visites de mon nouveau physiothérapeute, exercices quotidiens à la maison, marches quotidiennes de 2 à 5 kms, certains jours, surtout récemment avec bâtons de ski et rotations du bassin, mouvement des bras, comme en ski, question de refaire la musculature de mes bras, quitte à faire penser à un de mes voisins que j’étais dément. 6 mois ...

Ma dernière sortie de voile: accident ! Début juin 2019

05 novembre 2019: je vais de mieux en mieux !

Ma dernière sortie de voile: accident ! Début juin 2019
Ce texte a été écrit au fur et à mesure que mon état s'améliorait; j'espère que je retrouverai mon équilibre pour la saison de ski. Pour voir le début de la mésaventure, allez au bas de cette page.

Rajout, le 19 septembre (À compléter éventuellement) Revu et corrigé par Nicole
Changement de cap depuis 3 semaines.
Depuis l’accident, j’ai consulté une physiothérapeute qui m’a suggéré un certain nombre d’exercices… le temps et l’énergie déployée ne m’ont guerre avancé. La douleur aux membres supérieurs était toujours présente. Difficulté de mettre un chandail, d'écrire, de boutonner mes chemises, de lasser mes chaussures,
de couper mes aliments, de bouger mes poignets, inapte à ramasser des petits objets avec mes doigts ... Incapable de lever des poids, atrophie des muscles supérieurs, un peu découragé … J’avais sonné à la mauvaise porte : deux mois et plus à ne pas gérer la douleur. Visite chez mon médecin de famille. il me suggère d'aller voir un physiatre: "je communiquerai avec le bureau du spécialiste, ils vous appelleront". En sortant du bureau, je me disais : 1 mois, 2 mois … Surprise ! La semaine suivante, un rendez-vous! Un monsieur d’une soixantaine d’années, bedonnant, une belle barbe, un beau sourire, une bonne poignée de main… difficilement endurable, compte tenu de mes problèmes musculaires. « Je suis vraiment surpris que vous puissiez me recevoir si rapidement et … ». Avec un grand rire il m’a répondu : « Vous savez, compte tenu de votre âge, si l’on tarde trop, on risque de ne pas vous avoir comme patient »
Je savais que j’étais tombé à la bonne place. Examen avec un électromyogramme … « Aucun dommage aux nerfs et au muscles, juste des étirements. Il s’agit seulement de continuer votre physiothérapie, Soyez tenace et … »

Un changement de physiothérapeute.
Un contact, une approche différente : un physiothérapeute, spécialiste en « Rééducation Posturale Globale » : Les muscles du corps sont organisés en plusieurs chaînes continues influençant les mouvements et la posture. Les muscles peuvent parfois être trop étirés ou trop raccourcis, c’était ce que j’avais vécu. Un déséquilibre au sein d’une chaîne ou entre les chaînes me causaient des douleurs : une diminution de mobilité restreignait les activités de ma vie quotidienne et le moindre geste sportif, sauf un peu de bicyclette : le bas de mon corps avait moins souffert. La rééducation posturale globale viserait à rétablir un tonus optimal et à redonner un état de bien-être de mon haut du corps par le biais de postures spécifiques, d’exercices de respiration et d’étirements lents et graduels.
Autrement dit : il fallait passer à une autre approche. Une toute autre aventure : étirements accordés à une respiration coordonnée; douleurs intenses… Ouf! Mais la progression semble pertinente.
La table de torture pour certaines manipulations 

Étirements, savoir respirer, comment utiliser le seuil de douleur pour replacer les muscles atrophiés. Faire les exercices à la maison … Hum : il est impossible de provoquer des étirements similaires à ceux exécutés par mon soignant : on n’aime pas se faire souffrir. Il faut que je comprenne que je dois endurer les douleurs mais, à condition qu’une fois l’exercice terminé, elles s'estompent. Dixit mon tortionnaire (Hum !) Correction à éventuellement apporter avec mon physio.

 

Quelques uns des exercices quotidiens (Recommandés par le physiothérapeute RPG)

..... ............ OUF ! OUF !

Ces photos ont été prises par mon ami Raymond avec mon super téléphone

 

Un été très différent !
J’ai quand  même réussi à faire un peu de vélo
Le bas du corps en meilleure forme

Rajout (17 Juillet 2019) après réflexion et plusieurs moments de souffrance, de traitements en physiothérapie ...J’ai eu le temps de revivre l’événement (début juin 2019).
Par temps violent, une voile à moitié déchirée, entortillée dans sa drosse …

J’ai été coincé à tenir le génois tordu.

En bas, le haut ouvert genre ballon, moi,  assis sur le pont avant, embrassant des deux bras la voile,  pour nous permettre de chercher un abri.   Secousses sur secousses, à cause du ballon formé à la tête de la voile, clappement/claquement sur les épaules aux fractions de secondes, écartèlement des membres supérieurs; le haut du corps bousculé, les épaules, les bras, les coudes, les poignets, les mains, le cou, la nuque.  Et ça recommençait à nouveau : les chocs aux biceps d’une violence inouïe. Il ne fallait que je cède : le stagiaire ne pouvait pas  être d’aucune utilité : j’étais là accroché avec mes jambes, comme je pouvais sur le pont bateau. Sa job, lui, c’était de  conduire le bateau vers un abri. Une quinzaine de minutes … ouf !  Pour une idée de ce qu’est un écartèlement  voir http://www.heresie.com/ecart.htm
Quelques séquelles pas encore résolues: faiblesses au niveau des bras et des mains : incapable de lever le moindre objet, difficultés de tourner une poignée de porte, de boutonner une chemise, de lever ma tasse de café le matin … Tout cela pour un dernier tour de piste (bravo mon couffin !). Mais, heureusement, le bas du corps n'a pas été atteint : je peux encore faire du vélo, ma marche matinale... Et l'espoir de retrouver ma forme !

Le début de l'aventure.
J’ai eu un petit incident il y  a deux fins de semaine (1-2juin 2019) qui a un peu bouleversé  mon état, effort demandé lors d’une escapade; demande trop grande à mes muscles qui ont chamboulé mon système. Douleurs musculaires, retour de problèmes occasionnés, il y a vingt ans, de rupture de la clavicule et l’âge ...
N’écoutant que mon grand cœur, j’ai accepté la demande d’un type qui m’a demandé d’aller lui donner un  WE de cours de voile sur son bateau au lac Champlain : il me semblait très sympathique, aimable, donc … J'ai donc décidé ... Je m'étais pourtant dit que ... (fermeture de l'école)
Il était très gentil … Là n’est pas la question. Le bateau était  correct, un peu petit … le moteur en bon état, la voilure ? Je verrais à l’utilisation …  Au départ, la brise était douce, la météo du lac annonçait des vents plus forts dans l’après midi… Ajustement des voiles, la grand voile, difficulté de la hisser complètement; un ajustement par le bas, le génois, la voile avant était comme passée due… Loin d’être parfait, il avait du potentiel  et, j’en avais vu d’autres …
L’objectif était de naviguer  au près du vent, c’est comme ça que doit débuter la formation. La brise était agréable le bateau se comportait très bien, mon équipier assez bien : quelques bases de  l’apprentissage, des virements de bord, l’ajustement des voiles, border, choquer, un tout début …
Chercher un abri pour aller manger : mouiller l’ancre dans un coin sans vent, évaluer les profondeurs, voir comment mouiller, l’espace nécessaire, longueur de chaîne nécessaire … Tout ce qu’il faut évaluer et maîtriser  pour un bon mouillage.
Monsieur sympathique, une bouffe correcte, une jasette agréable… Il me demande si on pouvait aller à telle place pour coucher. Sortir les cartes, localiser l’endroit, évaluer la direction du vent, notre vitesse possible pour s’y rendre. Au moins trois jours de navigation … Et si le vent tient. Les gens ont beaucoup de difficultés à comprendre que « Le voilier est le moyen le plus lent, le plus inconfortable et le plus humide pour se rendre dans un endroit…»
L’ancre n’avait pas glissé, on avait remonté les voiles. Le vent avait forci, l’espace était favorable à d’autres manœuvres, les virements de bord,  les différentes  allures, au près, de travers, au ¾ arrière, des empannages, de plus en plus sérieux. Ça prend au moins une semaine à réussir  toutes ces manœuvres, donc ... Ma décision est prise, pas question de suivre les fantasmes  de mon client. L’équipement voile  aurait de la difficulté à survivre à la force du vent; ce sera le retour à la marina pour y passer la nuit et nous ferions une nouvelle sortie le lendemain pour poursuivre l’apprentissage. Il faut bien comprendre qu’un WE de voile d’apprentissage  est nettement insuffisant pour maîtriser cette discipline; ça permet seulement d’entrevoir ce qu’il faut connaître.
Mais nous n’étions pas encore revenus à bon port : quelques imprévus!  Vents dans de dos,  manœuvres  délicates, les empannages : border rapidement la GV pour, rendu vent arrière, la laisser filer  sur l’autre côté. Quelques essais. C’était bien. Maintenant, la voile avant; il n’y avait pas d’urgence, on a le temps …  Faire passer les écoutes, ce qui sert à border la voile, une sur côté bâbord, l’autre sur tribord. Il faut savoir que cette voile avant est mise en fonction grâce à une toupie placée  à la base de l’étai avant.
Étai et haubans tiennent le mât à la verticale : les haubans, un de chaque  côté.  À l’avant l’étai empêche le mât de basculer vers l’arrière et est organisé avec une toupie à la base qui permet de rentrer et sortir la voile avant, le foc ou génois, selon la grandeur.  Cette voile enroulée autour de l’étai peut être sortie par un cordage  qui est actionné comme le yo-yo de notre tendre jeunesse; la corde, appelée drosse, rentre en s’enroulant sur la toupie en  tirant sur l’écoute qui sert à border ou choquer la voile; il est important de laisser aller doucement la drosse pour qu’elle se place bien dans la poulie de retour ; Il faut  que le bout de la corde du yo-yo ai un nœud en 8, pour éviter qu’elle fuie dans le tourniquet; c’est  pour pouvoir rentrer  la voile quand on n’en a plus besoin. Les nœuds en huit sont essentiels pour garder les câblages utilisables.
C’est à ce propos  que les vrais problèmes  ont débuté.  Pour faire changer la voile avant d’un côté à l’autre, il faut laisser aller l’écoute  du premier côté et tirer en même temps  sur l’écoute sur l’autre côté.  Le nœud en 8  n’avait pas été fait sur la première écoute (ou s’était défait); elle  s’est entortillée dans la poulie
 de l’enrouleur, s’est mêlée à la drosse. Impossible de rentrer ni descendre le génois. Le vent  était de plus en plus fort, le bruit était infernal … Nous avions mis nos gilets de sauvetage. Je partis à l’avant, lui laissant des directives claires, j’essayai  d’enrouler la voile sur son étai, avec les écoutes; impossible, je n’avais pas la force. La solution : aller chercher un abri. Surveiller le profondimètre; l’ancien propriétaire ne voulait pas aller en moins de 12 pieds;  mon stagiaire voulait suivre les conseils de l’ancien proprio. Niet ! Tu te laisses rentrer  derrière la pointe à une heure … On sera plus à l’abri. Quand tu atteindras 7 pieds, tu me le cries, tu te mets vent debout,  j’affale la GV et je mouille l’ancre.  Manœuvre complétée ! Mais  la voile avant faisait encore du vacarme. Il fallait maintenant se débarrasser de ce génois infernal. Un tournevis, l’infiltrer dans ce fouillis  de câblage dans la toupie  de l’enrouleur. Le tissus menait  un bruit d’enfer au dessus de ma tête, il ne fallait pas que je me fasse frapper, que je tombe à l’eau. Je finis par réussir à accéder à l’écoute : je la tournais, replaçais, recherchais le bout’  de la drosse, tirais à gauche et … Enfin je réussi à enrouler le génois. Ouf !
Le retour à la marina. Le moteur, le tour de chat, le bateau qui tourne sur lui-même nous permit de faire l’exercice de préparatifs d’arriver à quai, mettre les pares battage (défences), les amarres, les indications à donner pour l’arrivée.
Un souper, penser  à voir le lendemain  d’autres voiles que l’ancien  propriétaire lui avait laissé, elles pourraient remplacer  le génois mis en mille morceaux …
La nuit à bord. Mon stagiaire me laisse à bord et va coucher chez lui : il ne peut pas passer la nuit sur le bateau, car l’ancien propriétaire amenait ses chiens à bord et il est allergique. Je fus alors seul pour la nuit. Il me rejoindrait  le lendemain matin pour le petit déjeuner…
Quoi de plus paisible qu’être  seul à bord d’un bateau, bien amarré à quai, vent léger, pluie légère, la cabine étanche,  une douce humidité, mais …
L’espace sur un bateau de 27 pieds, roue et  manœuvres au cockpit, charriots d’écoute de grand voile dans le milieu de la place, winch d’écoutes et de drisses bien présentes, mais encombrantes… des steppettes, des manoeuvres   difficiles, on s'accrochait partout; c’était mes premières constatations entre les différents bateaux de ma vie sur lesquels il y avait de la place pour travailler. Et maintenant, l’espace de paillasse : le patron m’avait réservé la couchette en v, à l’avant du bateau. Tout prêt de la toilette : pratique pour un vieux de mon âge.
Comment y accéder, quelques obstacles : cloison en bas qui me forçait de bien surveiller mes déplacements de pieds, la hauteur sous barrôt me forçait de me tordre le haut du corps … J’ai réussi.
Je me suis endormi, mon partenaire habituel pour passer mes nuits, mon Walkman, question d'occuper mon esprit. Je me suis réveillé au moins neuf fois : prostate oblige, des déplacements... Je sortais la tête la première, me retenant sur les parois, forçant comme un déchaîné pour éviter de tomber la face au plancher. D’autres essais : les pieds les premiers, guerre mieux. Retour au sommeil, ne me souvenant plus laquelle des façons était la meilleure.
Bon ! La nuit passa, à forcer comme un déchaîné   un peu ébranlé … Mon acolyte arriva, le petit déjeuner,  un bon café et le début des travaux.
D’abord enlever le génois défoncé, trouver une autre voile laissé par l’ancien propriétaire.  Eureka, elle était en meilleur état. Travailler la grand voile pour qu’elle puisse monter convenablement : du WD 40, pour que le guindant  puisse coulisser dans l’engoujure du mât. Une brève sortie, quelques manœuvres et …
Ce fut un WE fatiguant, mais en bonne compagnie. J’avais voulu faire un dernier tour de piste comme dit la chanson…
Épilogue.  Oui ! Il y en a un.
Fatigue durant les jours suivants, puis douleurs musculaires, malaise au niveau de ma clavicule brisée il y a 20 ans, difficultés de dormir, douleurs aux jambes, inconfort dans mon lit et j’en passe…  Difficiles, mes marches du matin. C’est ce maudit printemps de fou, la pluie, le froid, c’est mon lit … Une semaine, une autre, je prends rendez-vous  chez la physiothérapeute. Mais monsieur, vous avez abusé de vos muscles dans des conditions difficiles. Petit traitement, des exercices à faire pour replacer mes muscles. Je me sens un peu mieux. Je vais y retourner  la semaine prochaine, question de replacer le tout.
Je suis un vieux fou !
Et moi, Nicole, sa conjointe : "tout à fait d’accord !
" lire http://voileevasion.qc.ca/la_voile_revue_electronique/lit_marimonial.htm Ce document fera partie de de mon autobiographie; vous pouvez en savoir plus en consultant le document suivant.

 

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